Qu'est-ce que la colorimétrie ?
Sous-ton, 12 saisons, et pourquoi une couleur « jolie » peut vous éteindre. L'app est payante ; le test web n'exige pas de compte.
Qu'est-ce que la colorimétrie ?
La colorimétrie est la méthode qui lit votre pigmentation — sous-ton de la peau, couleur des yeux, couleur des cheveux — et vous rend les teintes qui allument le visage. Une couleur tendance qui n'est pas la vôtre ne vous va pas : elle creuse les cernes, grise le teint, fait disparaître les lèvres. La couleur juste unifie, comme après une vraie nuit. On ne parle pas de votre signe astrologique, ni de la couleur de l'année. On parle de ce qui se passe quand un tissu touche votre visage à la lumière du jour. Si le saumon vous réveille et que le fuchsia vous fatigue, ce n'est pas une préférence. C'est de la colorimétrie : le sous-ton, le contraste et la clarté de vos traits décident, pas un tableau Pinterest.
Comment connaitre sa colorimétrie
Comment connaitre sa colorimétrie (orthographe Ahrefs, sans circonflexe) : blanc optique contre ivoire, or contre argent, puis un voisinage de 12 saisons. Cette page dit ce qu'est la méthode. La marche — comment savoir, or ou argent, test contre photo contre drapé — est détaillée à part. Trois questions ici, sans compte. L'app est payante.
Sous-ton chaud ou froid : les vrais tests
Le sous-ton n'est pas la profondeur. Une peau foncée peut être froide ; une peau très claire peut être chaude. Chaud : pêche, or, ivoire, corail. Froid : rose, bleu, blanc optique, argent. Si l'or vous va et que l'argent vous durcit, vous penchez printemps ou automne. L'inverse mène à l'été ou à l'hiver. Beaucoup de gens sont près de la frontière : le visage « passe » avec les deux métaux, puis une famille gagne dès qu'on ajoute la clarté. Le test du bijou que vous portez déjà est utile, à condition de l'enlever et de comparer les deux au jour. Un fond de teint trop rose sur un sous-ton doré ne « corrige » rien : il pose un voile gris. La colorimétrie vous dit quelles familles n'éteignent pas le visage.
4, 12 ou 16 saisons ?
Carole Jackson (Color Me Beautiful, 1980) a nommé quatre familles. Quatre saisons — printemps, été, automne, hiver — suffisent à nommer un clan. Elles ne suffisent pas à s'habiller. Deux automnes ne s'habillent pas pareil : l'une a besoin de terre poudrée, l'autre de rouille et de forêt. Le système à 12 saisons, celui de Season Palette (lignée Sci/ART de Kathryn Kalisz, les mêmes axes que True Colour International), coupe chaque famille en trois selon la clarté et la saturation : clair, vrai, brillant, doux ou profond. Quatre, c'est le clan. Douze, c'est le dressing. Certaines écoles parlent de 16 saisons : elles ajoutent encore des cases. Nous ne les utilisons pas. Si un coloriste vous a classée en 16, revenez d'abord à la famille de quatre, puis au trio de douze. Le Printemps Vrai d'ici n'est pas un joker pour toutes les étiquettes « printemps chaud » du marché.
Les 12 saisons de colorimétrie
Printemps (chaud, clair, vif) : Printemps Clair, Printemps Vrai, Printemps Brillant. Été (froid, poudré) : Été Clair, Été Vrai — souvent dit Été Froid —, Été Doux. Automne (chaud, dense, un peu sourd) : Automne Doux, Automne Vrai — parfois Automne Chaud —, Automne Profond. Hiver (froid, net, contrasté) : Hiver Brillant, Hiver Vrai — souvent Hiver Froid —, Hiver Profond. Si la famille est juste et que les vêtements « de votre saison » vous éteignent, vous n'êtes pas dans la bonne sous-saison. C'est précisément pourquoi quatre cases ne tiennent pas un dressing. Maquillage, cheveux, bijoux suivent la même palette : or ou argent, corail ou berry, noir ou chocolat. Une lèvre trop froide sur un Printemps Vrai coûte plus cher qu'un manteau trop sombre porté loin du visage.
Test, photo ou drapé : ce n'est pas la même chose
Trois méthodes portent le même nom et n'ont pas la même certitude. Le drapé : des tissus sur les épaules, lumière du nord, un œil qui regarde le visage. C'est encore l'étalon. La photo de jour : on lit sous-ton et contraste sur un cliché. C'est ce que l'app iOS Season Palette est faite pour faire — une app payante, pas un substitut au drapé, pas un quiz. Le test web : vous décrivez yeux, profondeur de peau, cheveux. Le résultat est un voisinage — souvent la bonne famille, parfois la sœur d'à côté. C'est une première lecture honnête, pas un diagnostic. La lumière du flash et l'ampoule jaune mentent aux photos. Un selfie au restaurant ne tranche pas un Été Doux d'un Automne Doux. Si vous hésitez entre deux sœurs, rapprochez le tissu du visage, pas un autre article.
Quelle saison suis-je — et ensuite ?
Une fois le voisinage nommé, servez-vous-en comme filtre, pas comme religion. Près du visage : cols, foulards, t-shirts. Sur la peau : rouge à lèvres et blush avant l'ombre à paupières. Sur les cheveux : chaleur et profondeur contre le teint, pas la tendance du mois. Bijoux : or ou argent d'abord, la saison affine ensuite. Si une couleur de votre palette vous éteint encore, vous êtes probablement dans la sous-saison voisine, pas « en dehors de la colorimétrie ». Le pas suivant n'est pas un autre classement à 16. C'est vérifier. Trois questions ici pour le voisinage. Une photo de jour dans l'app pour le sous-ton et le contraste. Un drapé si vous allez teindre ou investir dans une garde-robe. Les couleurs fausses drainent le visage tous les matins. Les justes n'ont pas besoin d'un filtre.